AIDES : Un plan social pour rien ? Nous sommes des pigeons

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Publié le mardi 17 juin 2014

Suite au dernier CA de l’association de lutte contre le sida AIDES, nous avons appris que le déficit de l’exercice 2013 (hors les coûts du plan social) avait fondu de 1,579 millions € à 374 000 €… Vous avez bien compté : l’écart est d’1,2 million d’euros entre la réalité et la projection comptable qui a justifié le plan social et son cortège de douleurs pour les salariés.

A l’heure où nos collègues militants quittent l’association, deux hypothèses cruelles peuvent être formulées. Soit notre direction, a fait preuve de dilettantisme dans son travail d’estimation de la projection financière ; soit elle a alourdi considérablement le déficit prévisionnel afin d’imposer un plan social de grande ampleur. Dans les deux cas le constat est accablant et met en lumière une direction cynique qui considère sa main d’œuvre comme une pure variable d’ajustement.

Pour les salariés licenciés, la réalité est amère : ils ont payé… pour rien ou pas grand chose. En effet, la rapidité avec laquelle AIDES a remis à l’équilibre (et même à l’excédent) son budget impose l’idée que les marges d’économies possibles sur les dépenses de fonctionnement étaient suffisantes pour éviter le plan social. Ce qui souligne évidemment en miroir la gabegie de la direction ces dernières années…

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Des pratiques discrétionnaires qui perdurent…

La direction et le CA veulent refonder le projet associatif, construire le « AIDES de demain » ? C’est mal barré. En effet, il semble que les pratiques discrétionnaires, se poursuivent. Les salariés de la Direction Qualité Evaluation bénéficient en effet d’une exemption toute particulière : ce sont les seuls parmi les salariés rattachés au siège à être autorisés à travailler dans le réseau, c’est-à-dire en province. Vous avez bien compris : ce qui est possible pour les uns est une cause de rupture de contrat de travail pour d’autres. Merci aux collègues qui, refusant un déménagement en région parisienne, ont été poussés au chômage. Dans ces conditions, nous vous conseillons de vous rapprocher de vos représentants du personnel pour signaler toutes les irrégularités constatées lors de vos éventuelles négociations avec la direction. Vous pouvez aussi saisir votre inspecteur du travail ou le conseil des prud’hommes !

Communiqué intersyndical AIDES : CGT – FO - SUD

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