En France 7,2 millions de françaises et de français sont actionnaires dont 2,3 millions dans le cadre de l’épargne salariale soit 16,3% des 16 millions de salariés.
15 millions sont aussi actionnaires sociétaires de leurs banques mutualistes ou coopératives qui récoltent 60% des dépôts en France. (Caisse d’Epargne, Banques Populaires, Crédit Coopératif, Crédit Agricole, Crédit Mutuel..)
16,5 millions sont sociétaires et « dirigent » 35 mutuelles d’assurance , et 25 millions de mutualistes « dirigent » 3000 mutuelles de santé. A leur origine ces entreprises se sont engagées à respecter les principes de primauté des personnes et du travail sur le capital, de la finalité de service aux membres ou à la collectivité, de respect de processus de décision démocratique.
Fin 2005, 42% des française et des français ont déclaré qu’ils pourraient souscrire un produit d’épargne solidaire même si le rendement financier est moindre. 31% souhaitent soutenir des projets innovants (bio-énergies renouvelables) 39% des produits pour l’insertion par le logement ou le travail. Les gérants de fonds boudent les fonds d’actions françaises et misent sur les matières premières, les valeurs japonaises et les pays émergents . En mars 2006 ils ont désinvesti 450 millions d’euros des fonds français. Après les emplois c’est la délocalisation des placements boursiers. La "LETTRE" tente de vous faire découvrir l’actionnariat salarial dans plusieurs pays, le label d’épargne salariale proposé par les confédérations syndicales et l’action montante des actionnaires activistes.
Proposer de construire une économie équitable et solidaire en et en Europe exige de revendiquer une citoyenneté économique pour tous et que tous ceux qui sont déjà actionnaires mutualistes ou coopérateurs exercent leur pouvoir qu’ils ont sans nul doute trop délégué à quelques équipes de dirigeants. Il faut se réapproprier l’argent produit par le travail et l’utiliser pour un développement durable et solidaire.
