Emploi, Recrutement et Actualité de l'économie sociale

"Donnons du sens à nos emplois !"

Aller vers la "consularité" des CRES(S) pour une expérimentation en Limousin

Article de la lettre interne d’avril 2008

Mots clés :

mercredi 21 janvier 2009 , par Guillaume Chocteau (Ressources Solidaires)

Le problème de la consularisation des Chambres Régionales de l’Économie Sociale et Solidaire nous semble moins résider dans le domaine de leurs missions, activités et actions, (le rapport Doche et accessoirement le rapport Porta – Grosz des années 1980, en ont déjà révélé l’opportunité, même si une actualisation peut paraître nécessaire), que dans le domaine des moyens et financements. Nos considérations seront donc les suivantes :

Deux types d’entreprises d’économie sociale et solidaire sont à envisager :
- Les entreprises « commerciales » qui cotisent déjà à une chambre consulaire (Agriculture, Commerce et Industrie, Métiers)  ;
- les autres (mutuelles et associations non « registrées ») qui n’adhèrent à aucune chambre consulaire.

Trois types de solutions semblent pouvoir être proposées :
- Contribution des Chambres consulaires aux CRESS selon un ratio à définir : le reversement de la moitié des contributions encaissées peut paraître raisonnable (à moins que l’on laisse à chaque entreprise le choix d’opter pour un pourcentage pouvant aller de 0 à 100) ;
- Pour les Mutuelles et les sections mutualistes, un pourcentage à définir des cotisations perçues par les Fédérations et Unions ;
- Pour les Associations (loi de 1901), 0,5 à 1% des subventions versées par les diverses collectivités territoriales, retenues ou versées en sus globalement en une seule fois, le 1er janvier, par les collectivités « subventionneuses ».

0,5 %, cela représenterait pour des collectivités moyennes comme la Ville de Limoges, ou la région « Limousin », un montant pour chacune de l’ordre de 25 000 €, et une charge « indolore » faible ou nulle pour les associations selon que la collectivité retiendrait 0,5% ou verserait en sus à la CRESS ces 0,5 à 1% de subvention.

Avec ces ressources, les CRESS pourraient remplir leurs missions consulaires, et gérer un fonds de prêt d’honneur (à 0% d’intérêt, fonds abondé notamment par les banques coopératives), permettant aux entreprises d’économie sociale qui ne disposent pas d’un capital social, de se doter de fonds propres et de roulement, donc de trésorerie.

Elles pourraient aussi gérer l’observatoire régional de l’économie sociale et solidaire, ainsi que la maintenance du fichier des associations, et même servir d’intermédiaire, avec le secours des communes –sièges, entre les associations et les Préfectures ou sous-préfectures. Le retrait des imprimés de déclaration et de modification des statuts ou instances dirigeantes pourrait alors se faire à proximité dans les mairies du siège social, les collectivités locales transmettraient les documents renseignés à « leur » CRES, et les alerteraient sur les associations n’ayant pas transmis de rapport d’activités et une fiche statistique et de mise à jour annuelle (à mettre au point) durant deux années consécutives.

La CRES du Limousin est en conséquence candidate pour mener ce type d’expérimentation.

En attendant d’être de vrais organismes consulaires, plusieurs CRES ont permis l’adhésion d’associations non représentées par des Unions ou Fédérations. En Limousin, si le recrutement est largement ouvert, politiquement, du fait de la discrimination des structures adhérentes en 10 collèges, ces associations non fédérées autrement que par la CRES, ne peuvent pas « peser » politiquement plus lourd que les mutuelles, les banques, ou les autres coopératives.

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