Burn-out et dépression : l’œuf ou la poule ?

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Publié le jeudi 16 avril 2015

L’actualité récente est riche, hélas, en événements traumatiques. Ces événements, amplement relayés par les médias, affectent psychologiquement les victimes, bien sûr. Mais ils sont susceptibles de toucher tant leur entourage proche que celui plus lointain des spectateurs stupéfaits que nous sommes, face à la violence ou à l’étrangeté de certains actes (ceux contre Charlie Hebdo ou l’A320 de la German Wings pour les plus récents et que nous avons traités dans ce blog). Les psychologues s’agacent parfois du traitement médiatique qui en est fait, particulièrement de la façon dont sont nommés les maux psychiques dont semblent souffrir tant les victimes que les auteurs de ces événements. Pour expliquer l’acte malheureux du jeune co-pilote allemand ayant conduit au crash de l’A320 de la German Wings, on a entendu parler pêle-mêle de dépression, de burn-out, de troubles psychiatriques, de folie… Autant de termes utilisés improprement pour traduire véritablement la problématique dont semblait souffrir le co-pilote, même si certains sont en partie justes. Comment ne pas effrayer ceux à qui on a dit qu’ils souffraient de l’un de ces maux en laissant sous-entendre qu’ils pourraient mal finir ou que leur entourage devraient s’en méfier ?

Troubles psychiques : de la difficulté à poser les mots sur les maux

Mais les journalistes ne sont pas les seuls à être en reste. Les praticiens, experts ou institutionnels eux-mêmes ont parfois toutes les difficultés pour nommer les troubles psychiques, parce que les concepts desquels ils découlent sont complexes, les tableaux nosographiques sont incomplets parce qu’en constante évolution, les débats d’experts en deviennent plus qu’abscons. L’encadrement réglementaire, le diagnostic et le pronostic qui devraient être posés n’en sont que plus malaisés. De plus, la prise en charge étant parfois partagée entre plusieurs types de praticiens (médecin-psychiatre, psychologue et/ou psychothérapeute), il est difficile pour une poule d’y retrouver ses petits.


Voir en ligne : MarsLab de avril 2015

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