Croître ou mourir. Entreprises et associations humanitaires ou caritatives : même combat, mais pour des motivations différentes. Ces dernières, confrontées à une demande croissante, doivent gérer un équilibre subtil entre l’activité de leurs permanents et l’engagement de leurs bénévoles. Sans toutefois oublier l’esprit militant, véritable moteur permettant à ces mouvements de poursuivre chaque jour leur objet social. Pour durer sans perdre leur âme, ces associations organisées de manière de plus en plus rationnelle n’ont d’autre choix que de diversifier la nature de leurs ressources et de leurs bailleurs de fonds, afin de préserver une certaine indépendance. Les plus solides et les plus pérennes sont, en outre, celles qui ont su s’affranchir de leurs pères fondateurs pour laisser les commandes à une nouvelle génération, moins idéologue mais tout aussi pugnace. Sans doute celle qui franchira le pas de la logique d’entreprise.
