Alors que la lutte contre la propagation du VIH revient en force sur l’agenda sanitaire français, les séropositifs restent toujours victimes de discriminations, notamment dans le milieu professionnel. 25 ans après la déclaration de la pandémie, la maladie reste souvent invisible et taboue dans l’entreprise…
« Après avoir révélé ma séropositivité, on m’a changé de poste. J’étais rétrogradée systématiquement. On m’a reproché mes problèmes de santé et mes absences pour me rendre à l’hôpital en me disant que la société n’avait pas à en pâtir », raconte sous couvert d’anonymat une femme de 51 ans, à Sida info service île de France, lors d’une enquête sur les discriminations à l’encontre des personnes vivant avec le VIH parue l’an dernier. Un témoignage corroboré par de nombreuses associations d’aide aux malades. Aujourd’hui encore, selon l’enquête, près d’un tiers des personnes séropositives déclarent avoir été victimes de discrimination dans la sphère professionnelle, notamment de la part de leurs collègues. De fait, 70% des personnes travaillant taisent leur séropositivité à l’employeur.
