Les salariés constatent les effets de la crise sur l’emploi dans leur entreprise : ils sont plus de 50 % à noter autour d’eux le non remplacement des départs et le non renouvellement des CDD ou de l’intérim, 20 % (davantage dans la construction) à observer des licenciements économiques ou davantage de plans sociaux. De son côté, près d’un chef d’entreprise sur cinq considère qu’un plan social est probable dans son entreprise, davantage dans le BTP
IPSOS et le CESI, en partenariat avec le Figaro et BFM, ont interrogé 400 chefs d’entreprise (par téléphone) et 1000 salariés (par internet) entre le 11 et le 25 octobre 2012 sur « chômage et employabilité en période de crise ».
Des salariés disposés à des concessions
Face à la perspective d’un rebond de la crise avec des effets pires qu’en 2008-2009, les salariés sont prêts à des concessions fortes : 64 % sont prêts à aménager les 35 heures pour éviter un plan social, 59 % acceptent un gel des salaires et 54 % accepteraient des périodes de chômage partiel. Cependant ils sont moins nombreux (32%) à accepter une diminution de salaire. Les chefs d’entreprise évaluent l’attitude de leurs salariés dans les mêmes proportions. Tout ceci est significatif du très haut niveau de crainte du chômage, crainte d’autant plus forte chez les salariés du privé qu’ils estiment à 69 % qu’il leur serait difficile de trouver un emploi équivalent s’ils perdaient leur emploi, et à 29 % très difficile, davantage chez les ouvriers et les seniors.

