Et si on remettait la finance au service de la société ? Le moment est venu du changement d’échelle des finances solidaires

Le labo de l’économie sociale et solidaire
> Et si on remettait la finance au service de la société ? Le moment est venu du changement d’échelle des finances solidaires

Publié le lundi 11 février 2013

Une réunion s’est tenue le 7 février à l’initiative du Labo de l’ESS dans un auditorium comble de la MACIF à laquelle ont participé Claude Alphandéry, Louis Gallois, Christian Sautter, Jean-Louis Bancel, Pierre Duquesne, Catherine Barbaroux, Bernard Devert, François de Witt, en présence de Benoît Hamon, ministre délégué à l’économie sociale et solidaire.

A cette occasion, Benoît Hamon a confirmé sa volonté :
- de mettre en place, au sein de la BPI, de nouveaux instruments financiers adaptés aux caractéristiques de l’ESS
- que la notion d’accompagnement soit intégrée dans le financement des structures

Il a également montré son intérêt pour les pistes développées lors des échanges sur les propositions tendant :
- à orienter l’épargne bancaire vers le secteur de l’ESS
- et à favoriser, grâce à la fiscalité, la consolidation des structures de ce secteur.

Dans une intervention très chaleureuse il a notamment redit « sa volonté de construire des politiques publiques pour permettre le changement d’échelle de l’ESS ».

Les déclarations du ministre donnent un large écho aux propositions élaborées par le LABO de l’ESS. Propositions issues d’un travail mené avec les principaux acteurs de la finance solidaire et publié dès novembre 2012 : « Propositions pour développer les outils financiers solidaires ».

On peut en dégager trois d’entre elles d’une portée particulièrement concrète :
- Orienter, en référence au rapport de Pierre Duquesne, la collecte et l’affectation de l’épargne, notamment en étendant les mécanismes de l’épargne sociale solidaire aux produits d’assurance vie.
- Rapprocher les modes de décision de la BPI du terrain et des acteurs de l’insertion.
- Adapter le cadre fiscal aux activités qui, tout en s’inscrivant sur le marché, ont une finalité sociale ou environnementale.

Un courrier sera adressé dès lundi 11 février aux groupes parlementaires pour demander leur prise en compte lors des débats actuels et futurs sur la place des outils financiers solidaires.

Claude Alphandéry, Président du Labo de l’ESS, a résumé ainsi l’importance du sujet : « la majorité des citoyens, selon les sondages, est disposée à privilégier une épargne qui ait une finalité sociale, si elle assure aussi la sécurité. Les outils de la finance solidaire apportent précisément aux épargnants l’un et l’autre par leur capacité d’accompagnement des projets et d’insertion territoriale. Il appartient à l’Etat de soutenir cet engagement en améliorant les mécanismes de l’épargne solidaire. »

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