En France comme dans la plupart des pays européens, les inégalités salariales hommes-femmes restent très importantes : en 2006, dans les entreprises de dix salariés ou plus du secteur concurrentiel, la rémunération brute moyenne des femmes restait inférieure de 27 % à celle des hommes, 16 % si l’on prend en compte le salaire horaire. "Cet écart s’est réduit depuis les années 1960 mais il a cessé de diminuer depuis le milieu des années 1990, une interruption observée également dans la plupart des pays européens", soulignait en 2009 un rapport de Brigitte Grésy, inspectrice générale des affaires sociales.
La présence d’enfants explique-t-elle une part de ces discriminations salariales ? Selon une étude publiée par la revue de l’OFCE* – le centre de recherche en économie de Sciences Po –, les interruptions d’activité, qui restent l’apanage des femmes, entraînent de gros retards salariaux : les rémunérations, entre 40 ans et 50 ans, des femmes qui se sont arrêtées de travailler pour élever leur enfant sont inférieures de 23 % à celles des femmes qui n’ont pas interrompu leur activité.
