Formation professionnelle : partir des besoins sociaux, répondre aux défis économiques

Publié le vendredi 11 octobre 2013

La négociation a réellement débuté jeudi 10 octobre 2013 et a permis de commencer à débattre des enjeux de cette nouvelle réforme Quatre ans à peine après la Loi de 2009, chacun s’appuie sur les acquis et les avancées des précédents accords.

Les organisations syndicales ont enfin pu avoir un aperçu des attentes d’un patronat qui semble malgré tout encore à la recherche d’une cohérence interne.

Pour la CGT, il est temps de franchir une étape supplémentaire vers un véritable droit opposable de chacun à une formation qualifiante et reconnue dans l’entreprise. Cela passe par un droit d’initiative, encadré par des garanties collectives, pour chaque personne en emploi ou exclue de l’emploi.

Il est temps d’aller vers une sécurité sociale professionnelle garantie, qui serait la balise de la mise en œuvre du compte personnel de formation, universel et transférable tout au long de sa vie professionnelle. Se former plus, selon ses besoins, nécessite une formation débouchant sur une promotion professionnelle, avec notamment le gain d’au moins un niveau de qualification au cours de sa carrière, et de véritables propositions d’évolution du poste de travail au sein des entreprises ou de la branche professionnelle.

Ce serait assurément un gage d’attractivité pour les salariés en attente de reconnaissance salariale à l’issue de la période de formation. Les renouvellements démographiques, les enjeux économiques, technologiques sont immenses. Ils imposent d’urgence un effort de formation inédit, et des financements en conséquence, dont les employeurs ne semblent pas encore avoir pris toute la mesure.

Cela oblige, comme l’ont repris unanimement les organisations syndicales, à ce que les organisations syndicales négocient dans chaque entreprise le plan de formation afin d’élaborer les besoins en matière de formation prioritaires, indispensables au bon développement économique et social de notre pays.

Cela conduit, dans les petites entreprises, à s’interroger sur la construction d’une gestion prévisionnelle des emplois et compétences au sein de la branche professionnelle et en lien avec le territoire.

La CGT affirme son engagement à construire, dans l’unité avec les autres organisations syndicales, des propositions de progrès social et de solidarité.

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Marie Laure Fetouch (CGT)

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