La politique d’allègement des charges sur les bas salaires représente "l’instrument le plus efficace" pour l’emploi. Voilà ce qu’a affirmé, lundi 28 février, François Fillon, proposant d’"aller plus loin" avec "l’intégration" de ces allègements dans le barème des cotisations sociales.
"On estime son impact à quelque huit cent mille emplois créés ou sauvegardés, ce qui fait de cette stratégie (...) sans doute l’instrument le plus efficace de la politique de l’emploi", a ajouté le premier ministre lors d’un discours sur l’économie à Troyes, en présence des ministres François Baroin (budget), également maire de Troyes, et Christine Lagarde (économie).
CONTREPARTIE POUR LES EMPLOYEURS
Comment intégrer ces allègements dans le barème des cotisations sociales ? Concrètement, a-t-il expliqué, "la part employeur des charges sociales pesant sur les salaires (...) serait fonction d’un barème progressif prenant en compte le niveau de salaire". Affichant sa volonté d’engager la discussion sur le sujet avec les partenaires sociaux, il a souligné qu’en contrepartie les employeurs devraient prendre "des engagements forts et contraignants, notamment en matière d’emploi des jeunes".
