Alors que la contestation contre les gaz de schiste bat son plein, le ministère de l’Ecologie, jusque là très discret sur le sujet, vient de demander une mission sur les enjeux environnementaux de l’exploitation des gaz de schiste.
La pression exercée de la part des élus, différents collectifs et citoyens contre l’exploitation des gaz de schiste commence à porter ses fruits. Après un quasi silence du gouvernement sur la question, la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet est sortie de sa réserve pour annoncer la commande d’une mission sur les enjeux environnementaux des gaz de schiste.
Petit retour en arrière. En mars 2010, Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Ecologie accorde à des compagnies françaises (Total et GDF Suez) et étrangères (Schuepbach Energy), 3 permis de prospection sur les gaz de schiste dans trois zones du sud du Massif central, dans les départements de l’Hérault, l’Aveyron, la Lozère, l’Ardèche et la Drôme. Sur le moment, ceux-ci ne font pas de vagues. Car même s’ils sont publics et qu’une cartographie est disponible sur le site du ministère (voir document lié), comme l’a récemment souligné Nathalie Kosciusko-Morizet, le ministère n’en fait pas étalage et la différenciation entre ce qui relève du pétrole, du gaz conventionnel et non conventionnel est plus que difficile.
