Dans l’équipe gouvernementale conduite par François Fillon, le traitement des questions sociales fait l’objet d’une organisation nouvelle. L’emploi est dissocié du travail et se trouve rattaché à l’économie et aux finances. Regard sur les hommes et les femmes qui dirigent et composent les cabinets ministériels.
À peine composé le 18 mai dernier, le premier gouvernement Fillon se trouvait en grande partie mobilisé sur les dossiers de l’actualité sociale. En recevant chacune des grandes organisations syndicales et patronales à l’Elysée, entre le 25 et le 30 mai, le président de la République et le premier ministre, entourés de Jean-Louis Borloo (alors ministre de l’économie, des finances et de l’emploi) et de Xavier Bertrand (ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité) montraient l’importance qu’ils apportaient à un traitement énergique et rapide à la fois des grands sujets sociaux. Les premiers de ces sujets ne tardaient pas à faire l’objet de mesures gouvernementales et de projets législatifs : heures supplémentaires, service minimum en cas de grève. D’autres sujets étaient énoncés par lettre du premier ministre aux partenaires sociaux pour être discutés lors de rencontres entre intéressés, sous le regard attentif du gouvernement.
Dans le même temps, les équipes gouvernementales se mettaient en place.
Au lendemain des élections législatives (10 et 17 juin), un deuxième gouvernement était installé, complétant et modifiant le précédent.
Concernant les équipes ministérielles en charge des questions sociales, deux caractéristiques apparaissent.
