Le bruit médiatique orchestré par Christine Lagarde autour de la pseudo réussite des heures supplémentaires aurait dû faire bondir les journalistes. Mais rien. Sont-ils tous déjà en vacances ?
Toujours élégante, Mme le ministre explique aux journalistes ce qu’ils doivent écrire Jusqu’à quand accepterons-nous d’être pris pour des gogos ? La question se pose en effet lorsqu’on considère la capacité du pouvoir à nous servir - à vous, à moi, aux autres citoyens - des fausses vérités, des demi-mensonges avec un culot du diable. La semaine passée, nous en avons eu un bel exemple :
Jeudi, Christine Lagarde a convoqué les journalistes en toute urgence. Dame, que les mails partent de Bercy à 14h08 pour un événement prévu à 15 heures, c’est que ce devait être important ! Ingrid Betancourt étant déjà libérée, Florence Aubenas à l’abri au Nouvel Observateur, qu’est-ce que la (« le », dit-elle) ministre allait annoncer de si important ? Tout simplement qu’on avait de nouveaux chiffres sur les heures supplémentaires. Vous savez, la mesure chérie de l’UMP, incluse dans le « paquet fiscal. » Grâce à une étude toute fraîche, notre toujours aussi élégante et souriante vedette de Bercy avait le plaisir d’apprendre à la nation que les heures sup avaient fait un bond de 40,3% entre le premier trimestre 2007 et le premier trimestre 2008. Alléluia !
