Depuis des années, l’huile de palme, principalement celle issue des plantations d’Asie du Sud–Est, est extrêmement critiquée du fait de son impact négatif sur l’environnement. Mais depuis quelques semaines en France, l’huile de palme biologique est, elle aussi, l’objet de polémiques. Qu’en est-il vraiment ?
Embarras dans la filière bio. Jusqu’alors les ONG tiraient à boulets rouges contre l’huile de palme conventionnelle, responsable de provoquer le défrichement de l’équivalent de 300 terrains de football chaque heure selon Greenpeace, et de décimer les orang-outangs. Tant et si bien que certaines multinationales se sont emparées du problème (voir encadré). Mais aujourd’hui, suite notamment à un article du quotidien britannique, The Guardian, en septembre 2009 puis un reportage Tv sur une chaîne allemande, en mars dernier, ce ne sont plus seulement les Nestlé ou Unilever qui sont visés mais des marques spécialisées comme The Body Shop en Angleterre et Alnatura ou Rapunzel, en Allemagne. Les accusations portent sur leur approvisionnement chez Daabon Organics, un producteur colombien qui produit de l’huile de palme biologique et qui serait, selon ces articles, lié par l’une de ses filiales à l’expulsion de 123 familles d’agriculteurs, ainsi qu’à des dommages sur l’environnement. En France, le sujet a été soulevé récemment par Avenue Colombie (magasin de commerce équitable/bio) et l’organisation professionnelle Minga. Et commence à faire le tour de la toile : des forums ou sites de consommation bio au site internet de l’Express.
