Il y a actuellement une forme d’hystérie collective autour de l’entrepreneuriat à laquelle il est difficile d’échapper

Discussions RH et emploi
> Il y a actuellement une forme d’hystérie collective autour de l’entrepreneuriat à laquelle il est difficile d’échapper

Publié le mardi 10 novembre 2015

Chez Fractale, vous l’aurez remarqué, on a un discours parfois et même souvent à contre-courant de la pensée unique qui vise à encenser l’entrepreneuriat, les levées de fonds, les écoles de commerce, la génération Y qui va changer le monde, les valorisations à plusieurs centaines de millions d’euros, les incubateurs et accélérateurs, les stars du web, le réseau sans lequel on ne pourrait réussir, etc… On pourrait en citer plein comme ça. Alors oui on vous avoue que parmi l’élite auto-proclamée du microcosme entrepreneurial français, on ne nous aime pas trop. On nous dit que nous sommes des révoltés, les Besancenot ou Mélenchon des startups, que nous devrions suivre le mouvement, cet enthousiasme digne de l’ex-URSS pour l’entrepreneuriat qui est devenu le rêve commun de toute une nation et arrêter de tout remettre en cause.

C’est dommage, mais non on ne peut pas fermer les yeux devant les levées de fonds qui ne riment à rien, si ce n’est défiscaliser pour des business angels qui ont hésité entre mettre des tickets de 10 000€ dans des startups inutiles et rejoindre l’exil doré franco-français de Bruxelles ou Genève. Surtout quand on voit toute la misère qui règne en France et ailleurs en ce moment, que ce soit les réfugiés syriens dont chacun voudrait qu’ils disparaissent des infos regardées avec son plateau repas en famille à 20h, les jeunes de banlieue qu’on a oubliés depuis trop longtemps et qui n’attendent qu’un geste de la part de ceux qui ont réussi pour commencer une vraie vie, plutôt que rejoindre le grand banditisme ou l’État Islamique, l’état de délabrement des infrastructures en banlieue et en province, l’abandon des services de transport en commun en région, le taux de chômage faramineux dont on ne voit pas l’issue, les faillites d’entreprises historiques gérées en bon père de famille depuis 20 ou 30 ans parce qu’elles n’ont pas eu la chance d’avoir le bon réseau pour trouver de l’argent, etc… Les injustices sont nombreuses, on sait bien que les levées de fonds n’y sont pour rien, mais cela nous révolte quand même, quand on fait le parallèle.


Voir en ligne : Fractale du 17/09/15 par Peggy André

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