Journée internationale des migrants du 18 décembre : défendons l’accès au marché du travail pour les demandeurs d’asile !

Primo Levi
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Publié le mercredi 18 décembre 2013

Le 18 décembre est célébrée la Journée Internationale des migrants. La date a été choisie il y a quatre ans par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 relative à la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille. Faute de ratifications suffisantes - aucun pays de l’OCDE, dont la France, ne l’a à ce jour ratifiée – elle est restée inapplicable.

A l’occasion de cette journée, le Centre Primo Levi qui accueille à Paris au sein de son centre de soins, des victimes de la torture et de la violence politique exilées en France, rappelle combien, pourtant, le droit au travail est essentiel pour les personnes en cours de demande d’asile.

Pour ces hommes et ces femmes particulièrement vulnérables du fait des persécutions et des traumatismes vécus, l’impossibilité de travailler ou les entraves perpétuelles à l’accès au marché du travail ont un impact majeur sur leur vie. Elles les maintiennent dans une situation de grande précarité matérielle et de dépendance totale vis-à-vis des aides publiques. Elles renforcent également le sentiment d’isolement et d’exclusion. « Dans la très grande majorité des cas, les patients que nous suivons au Centre Primo Levi exerçaient dans leur pays d’origine un métier. Ils étaient parfaitement intégrés au sein de leur communauté » déclare Eléonore Morel directrice générale du Centre Primo Levi. « Arrivés en France, l’impossibilité de travailler, parfois durant des années du fait de la longueur de la procédure, entrave fortement leur capacité à se relever, à se projeter dans une nouvelle phase de leur vie ». Poursuit-elle.

Les normes européennes en matière d’asile, issues en particulier des nouvelles directives sur les conditions d’accueil [i]et les procédures adoptées en juin 2013, prévoient une réduction des délais d’accès au marché du travail pour le les demandeurs d’asile. Dans ce contexte européen et alors que se dessine en France une réforme de l’asile, le Centre Primo Levi appelle les pouvoirs publics français non seulement à prendre en compte ces avancées européennes mais à aller au-delà. En effet, un demandeur d’asile théoriquement autorisé à travailler peut se voir opposer la situation de l’emploi. Par ailleurs, pour obtenir une autorisation de travailler, il doit être en possession d’une promesse d’embauche ce qui, bien évidemment, est très difficile à obtenir sans autorisation de travail ! Constatant au quotidien les douloureuses conséquences de la privation du droit au travail pour les demandeurs d’asile, le Centre Primo Levi appelle donc à une révision complète de la législation en cette matière.

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