L’entrée des jeunes sur le marché du travail est souvent synonyme de chômage et de précarité. Le taux de chômage des jeunes actifs s’élève aujourd’hui à près de 25 %. Un jeune actif sur quatre est au chômage, soit un taux de chômage deux fois supérieur au taux de chômage de l’ensemble de la population. Si la situation des jeunes sur le marché du travail est particulièrement sensible à la conjoncture économique, ce constat résulte aussi d’une tendance longue, le taux de chômage des jeunes actifs (moins de 25 ans) étant à un niveau élevé depuis la fin des années 1970.
A cela s’ajoute une précarisation croissante. Lorsqu’ils sont en emploi, les jeunes sont plus souvent que leurs aînés dans des emplois précaires, et qui ne correspondent pas toujours à leurs qualifications. Ainsi, l’insertion professionnelle des jeunes est souvent marquée par des multiples allers-retours entre emploi et chômage.
Au-delà du diagnostic d’ensemble, il existe de grandes disparités de situation comme vient de le mettre clairement en évidence un rapport récent du Conseil d’orientation de l’emploi (2011). En effet, évoquer le chômage des jeunes de manière trop générale, sans distinctions de parcours scolaires, d’origines (sociales ou géographiques) ou d’âge d’arrivée sur le marché du travail, n’a pas grand sens dans la mesure où les jeunes ne constituent pas un groupe social homogène.

