En 2006, plus de 9 personnes sur 10 déclarent être couvertes par une complémentaire santé en France. Parmi les personnes non couvertes, plus d’une personne sur deux évoque des raisons financières. L’accès à la complémentaire santé reste donc encore difficile et coûteux pour les ménages dont les revenus sont faibles. En effet, ce sont eux qui déclarent les taux de couverture les plus bas. À l’inverse, les ménages ayant les revenus les plus élevés, notamment les cadres, bénéficient d’un accès plus facile à la complémentaire santé du fait de ressources financières plus importantes et d’un accès plus fréquent à la couverture d’entreprise.
Pour la première fois, les données de l’Enquête Santé et Protection Sociale (ESPS) sont exploitées pour calculer le taux d’effort, c’est-à-dire la part de revenu que les ménages consacrent à la couverture complémentaire. Ce taux d’effort varie de 3 % pour les ménages les plus aisés à 10 % pour les ménages les plus pauvres (exception faite des bénéficiaires de la CMU-C). Pour un taux d’effort trois fois plus élevé, les ménages les plus pauvres bénéficient cependant de contrats offrant en moyenne des garanties inférieures aux contrats des ménages les plus aisés.
