La lutte contre la pauvreté passe par une renégociation du plan "Pauvreté", GPEC dans l’assurance et cinéma dans la lettre de ce jour

Editorial de la lettre d’information du 02 février 2015

Editoriaux des lettres d’information hebdomadaires
> La lutte contre la pauvreté passe par une renégociation du plan "Pauvreté", GPEC dans l’assurance et cinéma dans la lettre de ce jour

Publié le lundi 2 février 2015

La FNARS nous a habitué à être une organisation mobilisée sur la pauvreté. Là, elle est tout autant mobilisée et surtout un peu remontée. Le rapport de François Chérèque remis au Gouvernement montre "avec lucidité l’intensification de la pauvreté dans le pays ainsi qu’une progression de la précarité des familles" selon la FNARS dans son communiqué. La lutte contre la pauvreté lancé en janvier 2013 n’a pas permis d’endiguer l’évolution, et la FNARS regrette entre autres que 2 aspects du plan n’aient pas été enclenchés, celui sur le logement et sur l’emploi des précaires. Elle demande donc une renégociation du plan en s’appuyant sur les remontées de ses acteurs de terrain.
En temps de morosité économique, souvent la simplification semble être une solution pour relancer l’innovation et l’activité. Et puis quelques fois, il faut simplifier car les empilements de règlements et de procédures nuisent à l’action. C’est ce qui sous tend le souhait de simplifier la vie des associations. Yves Blein, député du Rhône, a donc remis à Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, un rapport sur la simplification pour les associations. Relancer la vitalité des associations dans la relation avec les pouvoirs publics semble être la volonté du Ministre qui a ajouté "Il nous faut soutenir l’engagement bénévole et simplifier la vie du secteur associatif au même titre que nous simplifions la vie des entreprises".
Chantier ECOLE est l’un des principaux réseaux d’organismes d’insertion par l’activité économique. En analysant le budget 2015 voté fin 2014, il s’interroge le budget du Ministère du Travail de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social et de sa diminution de 2%, dans le cadre des baisses des dépenses de l’Etat. Et pose donc les conséquences sur l’insertion. Après une lecture plus précise, le réseau explique que cette lecture pourrait conduire à une conclusion négative sur les futurs budgets de l’IAE, mais qu’en fait, les budgets seraient à périmètre constant, les pouvoirs publics n’ayant pas intégré la réforme de l’IAE votée l’année dernière. Et le réseau d’ajouter que "La réforme du financement de l’Insertion par l’Activité Économique est censée donner plus de visibilité sur les moyens consacrés à ce secteur. Force est de constater que cet objectif n’est pas atteint à la lecture de la loi de finances pour 2015".
Enfin, parmi d’autres informations, nous pourrons lire le changement de nom de l’un des fleurons des entreprises d’ESS. Il ne faudra plus dire "Groupe Chèque Déjeuner", mais "Groupe Up" (Les deux lettres du milieu de ’groUPe’ semblerait il). La diversification des activités et des territoires a poussé les dirigeants du groupe à mettre un nom un peu plus en conformité avec la réalité. Mais pas de changement de statut pour la SCOP la plus connue de France !

Souvent, on pense (à juste titre) que l’ESS est composée de petites structures. Oui, mais à côté, il existe de grosses entreprises. Entre autres dans l’assurance (santé et de biens). C’est donc logique qu’un accord de branche ait été signé dans le secteur, même si il ne regroupe pas que de l’ESS (Mais y est majoritaire). Cet accord touche la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et de la formation professionnelle tout au long de la vie, mais également il met en œuvre la réforme de la formation professionnelle instaurée par la loi du 5 mars 2014, dont l’un des éléments essentiels est le Compte personnel formation (CPF). Cet accord est d’autant plus intéressant que l’assurance est un des secteurs les plus touchés par le "papy boom" et donc aura de gros besoins de recrutement dans les années à venir.
Dans la loi pour la croissance et l’activité présentée par le Ministre Macron, un volet important touche à la justice prud’homale. Le Ministre a demandé à France Stratégie d’évaluer les effets des principales mesures prévues par une commission d’experts. Elle a rendu son rapport autour de 5 axes. Et cela permet d’avoir une approche globale et complète de la discussion sur ce domaine qui touche le salarié au plus haut point, puisqu’il régit la relation entre l’employeur et lui, dans des situations "tendues".
Un accord cadre de partenariat renforcé entre Pôle Emploi, le CNML, l’UNML et le ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social est venu positionner l’Union national des Missions locales (UNML), et renforcer, son rôle d’interlocuteur. A la fois syndicat d’employeur et animateur du réseau, l’UNML est donc re-légitimer dans son action et sa réflexion. A l’heure où (peut être) 150 000 services civiques vont arriver sur le marché de l’emploi des jeunes, on peut penser qu’un interlocuteur reconnu soit une bonne chose (Nous n’avons aucune info secrète, c’est juste une supposition).

Bonne lecture.
Bonne semaine...


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