Les précisions des ministres sur ses modalités n’ont toujours pas rallié les syndicats ni le patronat à l’idée de la prime versée en contrepartie d’une hausse de dividendes.
Jeudi 21 avril, François Chérèque a mis en garde contre une mesure qui, selon lui, fera "beaucoup de déçus". Pour le secrétaire général de la CFDT, "celui qui va y perdre, c’est le salarié parce qu’il n’aura pas d’augmentation de salaire qui s’étalera sur sa carrière. Par contre, l’entreprise va avoir des allègements, ce sera un cadeau, ce sera un effet d’aubaine".
Le syndicaliste a fustigé la différence entre les premières annonces et les dernières précisions données par la majorité. "Regardez l’écart entre la promesse faite par le gouvernement – une prime de 1 000 euros pour les entreprises qui font des bénéfices – et une prime dont le montant n’est pas défini. Cela fait deux ans qu’on a mis ce sujet sur la table, deux ans qu’à la demande du président de la République, un rapport a été publié sur le partage de la valeur qu’il va falloir négocier dans les entreprises de plus de cinquante salariés."
