Dans un rapport sur la formation professionnelle remis à Nicolas Sarkozy, l’ex-président du Sénat suggère de concentrer les moyens sur les chômeurs et les jeunes sans qualification.
Gérard Larcher, l’ex-président du Sénat, a rendu vendredi à la présidence de la République son rapport sur la formation professionnelle. Nicolas Sarkozy lui avait demandé le 18 janvier de proposer sous deux mois les pistes d’une « réforme radicale » de la formation professionnelle, à laquelle sont consacrés un peu plus de 31 milliards d’euros par an.
Dans son document de 65 pages mis en ligne sur le site de l’Élysée, Gérard Larcher fait donc 26 propositions d’ampleur inégale, à mi-chemin entre la rupture prônée par Nicolas Sarkozy et le conservatisme véhiculé par les acteurs du système. Reconnaissant d’entrée « des dysfonctionnements qui résistent aux réformes », l’ex-président du Sénat propose de relever « trois défis » principaux : celui des 160.000 jeunes « décrocheurs » qui sortent chaque année du système scolaire sans diplôme ni qualification ; celui de l’accès des demandeurs d’emploi à la formation et celui de la compétence qui est un facteur de compétitivité des entreprises.

