Depuis 2003, l’histoire du DIF aura souvent été celle des occasions ratées, des rendez-vous manqués, de velléités de changement très rapidement oubliées. Dans un pays largement immobile, craignant pour son modèle social et son avenir économique, changer ou faire évoluer la formation professionnelle n’est pas une sinécure.
Reprenons un peu la chronologie de ce droit à la formation inaccessible encore à l’immense majorité des travailleurs.
En 2004, juste après le vote de la loi (qui mit en forme des accords interprofessionnels de 2003), un fol espoir étreignit le petit univers de la formation professionnelle. Le DIF allait changer la face de la formation et il fallait se mettre en ordre de marche pour accueillir des bouleversements qui faisaient alors l’unanimité.

