Une toute fraîche conversation avec une bonne amie du mileu assosiatif français m’inspire le coup de gueule suivant.
L’associatif en France, ses dysfonctionnements et abus – est-il ce lieu où ni les stimuli du privé (commercial), ni les règles souveraines du public ne s’appliquent ; est-ce pour autant qu’il doive devenir une foire d’empoigne ou un « no-man’s land » ou une « marge grise » où les pires appétits et comportements humains se livrent sans vergogne ?
Non. Il est le lieu où toi et moi, nous, vous, ils, sommes à nouveau seuls, entre nous, face à notre justice, notre gouvernement, nos moyens d’existence. Il est l’alpha et l’oméga, si nous le voulons, la constitution même du reste : de notre société, de notre justice, de notre gouvernement et de notre économie. Les abus et dysfonctionnements qui l’animent (et creusent sa tombe) en France, sont la marque, selon moi, d’un trop grand pouvoir historique de l’Etat et des intérêts corporatistes privés.
Oui, l’associatif doit être écouté (il le sera d’autant qu’il a une assise populaire au sens "noble") et être une voix au chapître, sans être "politique" ; oui il doit être durable et auto-suffisant, qu’il sera d’autant qu’il sollicite et obtient l’adhésion, et les contributions, sans devenir lucratif.
