Les jeunes et leur santé, les sociétés commerciales dans l’ESS et le service civique

Editorial de la lettre d’information du 12 septembre 2016

Editoriaux des lettres d’information hebdomadaires
> Les jeunes et leur santé, les sociétés commerciales dans l’ESS et le service civique

Publié le lundi 12 septembre 2016

La fête de l’Humanité a fermé ses portes hier et on peut dire qu’elle a vu passer du beau monde. Je ne parle bien entendu pas de la cohorte de candidats aux primaires de gauche venus discuter et débattre et convaincre. Non non, je parle bien du village ESS qui a remporté un succès mérité et a su attirer personnalités et échanges de qualité. Réussir dans une grande fête populaire à placer un aussi bel espace est une gageure relevé avec succès !

L’article 1er de la loi du 31 juillet 2014 sur l’ESS a écarté la porte pour laisser entrer les sociétés commerciales dans le périmètre de l’ESS historique par le statut collectif et démocratique. Passons, c’est un fait. La CRESS Bretagne a réalisé un bon résumé de ce qui sont les sociétés commerciales de l’ESS, en quoi elles sont différentes et comment en créer.
La Mutualité Française reprend les résultats d’un dossier de la direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques (Drees) qui nous indique que les jeunes sont attachés à la protection sociale collective et seraient prêts à augmenter les cotisations pour la garder. Ces informations ne feraient elles pas un pied de nez aux thuriféraires d’une libéralisation individuelle de l’assurance santé en France ? Même si on sait que "protection sociale" ne vaut pas seulement "mutualisme" et que "client" ne vaut pas "citoyen" !
Pour quiconque rencontre Noémie de Grenier un jour, s’en rappelle toujours. Pourquoi ? Parce que cette jeune femme (trentenaire) est capable de vous emmener dans des champs de réflexions sur le travail que nous n’imaginiez même pas. Et qu’elle porte, avec d’autres, la contre offensive à l’uberisation de la société ! Quel sens cela peut avoir de travailler comme cela ? Quelle portée pour le progrès ? A lire par ici...

La loi de Myriam El Khomri est certes votée, mais n’en finit pas de faire couler de l’encre tant la rupture au sein du paysage syndical (et pas que) a été forte et violente. Les clés du social dresse un portrait du paysage. Ce portrait est un peu biaisé, entre autres, on ne voit pas la CGC dans ce paysage (Pourquoi ?) alors que syndicat réformiste, elle était contre la loi. Ceci étant, l’article permet de revoir ses classiques, même si le cours est orienté.
La Délégation à la prospective et à l’évaluation des politiques publiques va apporter un éclairage sur le dispositif de la loi du 10 mars 2010, créant le « Service Civique ». Ce dispositif à destination des jeunes est une bonne idée, permettre de s’investir sur des actions de solidarité, à des missions d’intérêt général. Mais c’est sans compter la pression économique et celle du marché du travail. Entre un stage, un cdd et un service civique, le monde associatif a su choisir le moins cher sur un certain nombre de "poste". Pas de pierre jetée, nous relayons suffisamment les difficultés du milieu pour les connaître. Et les vivre également. Ceci étant, comme nous l’avions écrit en 2015 dans la gazette Santé Social, « Il faudra être vigilant sur l’utilité sociale attendue »... Le bilan permettra de dire si nous avions tort ou raison !

Bonne lecture !
Bonne semaine !


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