Patronat et syndicats, qui contribuent au financement de Pôle emploi via l’Unedic, ont présenté, vendredi 6 mai, leurs exigences pour le service public de l’emploi. Dans une lettre aux pouvoirs publics "relative au suivi, à l’accompagnement et au reclassement des demandeurs d’emploi", les partenaires sociaux soulignent qu’un agent de Pôle emploi suit aujourd’hui un nombre trop important de demandeurs d’emploi – environ deux cents – et a donc "des difficultés pour répondre correctement à la demande, tant au regard du retour à l’emploi que de l’indemnisation".
Aussi estiment-ils que le nombre de personnes suivies par un agent "doit être adapté et réduit sur la base d’un accompagnement personnalisé et éventuellement renforcé en fonction de la distance à l’emploi des intéressés". "Les jeunes, les seniors et les chômeurs longue durée doivent faire l’objet d’une attention particulière parce qu’ils sont confrontés à des difficultés spécifiques", ajoutent-ils dans leur courrier commun.
Les partenaires sociaux souhaitent par ailleurs une "réorganisation de l’offre de service de Pôle emploi", moins "administrative" et plus orientée vers "l’accompagnement du retour à l’emploi". Ils insistent sur la nécessité de mettre en adéquation les besoins des demandeurs et ceux du marché du travail, de mieux articuler "la collecte des offres et le suivi des demandeurs d’emploi", notamment "pour les secteurs en tension".
