Depuis près de quarante ans, la France vit avec un chômage de masse. Elle peine à faire une place aux jeunes sans se séparer des seniors ou à réinsérer ses chômeurs de longue durée. Tout cela est tout, sauf une surprise. Pourtant, alors que l’Insee a annoncé, jeudi 1er décembre, une augmentation de 0,2 point à 9,3 % du taux de chômage trimestriel en France métropolitaine (9,7 %, DOM compris), force est de constater que les propositions des partis politiques français en la matière, telles qu’elles sont présentées au Monde par les responsables emploi des différentes équipes de campagne, ne brillent pas par leur originalité.
La nécessité de développer chômage partiel et contrats aidés est quasiment reconnue par tous. Les divergences les plus fortes concernent la détaxation des heures supplémentaires, dont toute la gauche réclame la suppression, et la conduite de la politique économique. Comparatif.
