Le patron de la CFDT a plaidé à nouveau, lundi 5 novembre, pour un transfert de charges sociales, appelant toutefois le gouvernement à "étaler sur le temps" l’effort demandé aux Français et ne pas appliquer le "choc" rapide préconisé par Louis Gallois, qui serait une "démarche trop violente". François Chérèque a estimé sur Europe 1 que les propositions de M. Gallois allaient "dans le bon sens" mais s’est opposé au choc qui consisterait à baisser dès 2013 les cotisations sociales, à hauteur de 30 milliards d’euros, en contrepartie de hausses d’impôt.
"Je n’ai jamais demandé un choc (...) c’est une démarche trop violente", a déclaré M. Chérèque, rappelant que "la CFDT est favorable au transfert d’une partie du financement de la protection sociale qui pèse sur le travail, et de le faire sur la CSG". "Il y a déjà un effort de 20 milliards d’euros sur la fiscalité qui est fait par les citoyens. Redemander un effort de 20 milliards en 2013, ce n’est tout simplement pas possible, parce qu’inévitablement ça va toucher le pouvoir d’achat et en plus ça va bloquer l’économie, on va rentrer au bout d’un moment en récession", a déclaré le responsable syndical.

