Pour la CFE-CGC, emploi et logement sont indissociables pour relancer la croissance et l’économie : il s’agit de favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi et d’accompagner la mobilité des salariés. Dès lors, l’utilisation des fonds d’Action logement ne se décrète pas dans une relation infantile parents/enfants dégradée, sauf à vouloir pour l’État, dans le cadre du PLFR2012, fiscaliser subrepticement Action logement et déconsidérer les partenaires sociaux.
Alors qu’à l’unanimité les partenaires sociaux ont signé un accord national Interprofessionnel sur le logement,
Alors que, dans le cadre de cet ANI, les partenaires sociaux ont un projet répondant aux attentes du président de la République dans ce domaine,
Alors que le logement a fait l’objet de nombreuses interventions de la CFE-CGC dans les tables rondes de la conférence sociale des 9 et 10 juillet,
le Budget semble vouloir aller plus loin que le précédent gouvernement en prélevant, cette fois, l’intégralité la collecte et des retours de prêts. Bilan : 3,2 milliards de ponction !
À n’en pas douter, fin 2012, compte tenu de l’intenable trajectoire de réduction du déficit budgétaire dans un contexte européen de croissance atone, le ministère du Budget et l’État reviendront à la charge dans le cadre de la LF2013. Action Logement serait saigné à blanc par les prélèvements successifs et à venir des pouvoirs publics. Dès lors il serait déclaré cliniquement mort en 2014.
En apportant sa signature sur l’ANI Logement, la CFE-CGC revendique le droit à gérer dans le cadre d’un paritarisme efficace les fonds d’Action logement, par une contractualisation responsable avec l’État dans un accord gagnant/gagnant, dans l’intérêt des entreprises, de leurs salariés de la croissance et de l’emploi.

