Moins d’un salarié français sur 4 se sent estimé au sein de son entreprise

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Publié le mercredi 27 septembre 2017

Note de l'article

Seuls 23 % des salariés en France se sentent estimés au travail, contre 56 % en Allemagne
31 % des salariés contre 61 % des employeurs évaluent très positivement leur entreprise pour la gestion des performances
34 % des salariés européens pensent avoir une feuille de route claire, contre 68 % des employeurs
63 % des salariés français pensent que la sécurité de l’emploi n’existe plus aujourd’hui.

Tandis que le chômage diminue et que le marché de l’emploi européen se renforce, comme le montre le Rapport National sur l’Emploi en France d’ADP, un décalage croissant subsiste entre ce que les salariés et les employeurs pensent du travail. Le centre de recherches ADP Research Institute® a mené une nouvelle étude pour comprendre ce que prennent en compte les collaborateurs quand ils décident de garder leur emploi ou d’en rechercher un nouveau.

Les résultats d’ADP® publiés dans le rapport « Evolution of Work 2.0 » montrent que les salariés européens ont tendance à se focaliser sur les facteurs qui les affectent quotidiennement au travail (le « moi »), alors que les employeurs ont une vision plus élargie, particulièrement pour les perspectives de carrière sur le long terme (le « nous »). Alors que le marché du travail se porte mieux, avec notamment près de 82 000 emplois créés en France entre janvier et juillet 2017 d’après ce même Rapport National sur l’Emploi en France, le décalage de perception sur l’entreprise entre salariés et employeurs devient de plus en plus visible.

L’étude montre que les salariés français ont tendance à changer d’emploi moins souvent que dans le reste du monde, tout en restant ouverts au changement : 63 % des répondants estiment que la sécurité de l’emploi n’existe plus aujourd’hui et près de 2/3 (61 %) pensent que l’on doit toujours rechercher de nouvelles opportunités. Les employeurs devraient donc prêter attention à cette situation, car seuls 47 % des salariés estiment que leur travail répond à leurs attentes.

« Bien sûr, la rémunération et les horaires de travail jouent un rôle important dans la fidélisation des salariés, mais répondre à leurs attentes est la clé », déclare Ahu Yildirmaz, Vice-Présidente et Directrice de l’ADP Research Institute. « Les salariés disent avoir plus de chance de rester dans une entreprise si leur rôle est en accord avec les attentes demandées par l’entreprise au moment de l’embauche, ainsi que s’ils comprennent comment leur rôle aide à atteindre les objectifs de l’entreprise. Quand un poste s’éloigne de cet accord, les salariés pensent déjà à partir. »

Un autre constat important de l’étude ADP est que les salariés européens se sentent moins valorisés et estimés que dans le reste du monde. Cependant, les résultats révèlent aussi une disparité marquée entre les pays européens, avec seulement 23 % des salariés français qui se sentent estimés au travail, contre 56 % des salariés allemands. Mais à travers tous les pays européens, il y a une tendance chez les employeurs à surestimer ce ressenti chez leurs salariés – un décalage qui pourrait avoir un impact sur la fidélisation des collaborateurs. Comme le rapport ADP le remarque : « Se sentir valorisé semble être un facteur essentiel à l’épanouissement professionnel que les employeurs peuvent encore beaucoup améliorer par rapport aux autres facteurs émotionnels tels que la loyauté, l’engagement et la confiance. »

L’étude ADP souligne aussi qu’il y a des efforts à faire quant à l’amélioration de la gestion des compétences, où les employeurs pensent faire un bien meilleur travail que ce que ne pensent les collaborateurs. En fait, moins de la moitié des salariés donnent à leur entreprise la note maximale dans un domaine de gestion des compétences, y compris le management de la performance, où moins d’un tiers des salariés français (31 %) pensent que leur entreprise s’en sort bien, contre 61 % chez les employeurs. Il y a un décalage similaire entre les opinions sur les procédés utilisés pour décider des augmentations de salaires et des primes, avec 24 % des salariés de l’hexagone qui évaluent très positivement leur entreprise dans ce domaine, contre 53 % des employeurs.

Le décalage croissant entre salariés et employeurs doit aussi être pris en compte dans les domaines de la formation et du développement. En effet, seulement 34 % des salariés français déclarent avoir une feuille de route précise pour leur développement dans leur entreprise, quand 68 % des employeurs pensent que c’est le cas.

L’étude ADP montre que si les employeurs ne répondent pas aux besoins de leurs salariés, ces derniers chercheront un nouvel emploi ailleurs.


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