Négociation assurance chômage : le Medef veut gagner à tous les coups !

Confédération Générale du Travail
> Négociation assurance chômage : le Medef veut gagner à tous les coups !

Publié le jeudi 30 janvier 2014

Le patronat a, ces dernières années, organisé la précarité dans le monde du travail. Cette précarité a un coût pour l’assurance chômage : l’indemnisation des contrats courts est déficitaire de 8,5 milliards d’euros (le double du déficit de l’UNEDIC). Or le patronat ne veut pas débourser un centime de plus : il refuse la taxation des contrats courts proposée par la CGT ; Au contraire il veut que les plus précaires financent la facture en supprimant les annexes au règlement de l’assurance chômage spécifiques aux intérimaires et intermittents du spectacle. Le patronat s’est engagé à mettre en place les droits rechargeables par l’Accord National Interprofessionnel du 11/01/2013, mais il veut le faire en rognant sur les droits des privés d’emploi : La CGT ne l’accepte pas !

Il est trop facile, sous le prétexte de « l’équité », de niveler par le bas : l’harmonisation des droits des salariés en CDD et des autres salariés précaires doit se faire par le haut.

Les ruptures conventionnelles, qui trop souvent servent au patronat à se débarrasser des salariés, notamment les plus âgés, coûtent au régime d’assurance chômage 4,4 milliards par an : cette forme de rupture du contrat de travail doit être encadrée et les employeurs qui l’utilisent devraient payer une contribution variable suivant l’âge du salarié.

Les droits rechargeables vont être au centre des discussions. La CGT veut la mise en place d’un système simple, compréhensible par tous : toute période travaillée doit recréer des droits en suivant la règle « un jour cotisé ; un jour indemnisé ». Ceci améliorerait le sort des privés d’emploi de longue durée dont le nombre explose (+13,3% en un an).

La prochaine séance de négociation aura lieu le 13 février. La CGT y présentera ses propositions qui consistent à mieux indemniser, mieux former et lutter contre la précarité. En cette période d’augmentation continue du chômage, les privés d’emploi ont besoin d’un haut niveau de protection.

La journée d’action interprofessionnelle du 6 février est le moment où nous mobiliser pour porter ces revendications : toutes et tous ensemble, contre la précarité, pour l’emploi, et les droits sociaux !

Vous avez apprécié cet article ? Soutenez Ressources Solidaires :

Participer

Notez cet article et partagez-le avec votre réseau

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • Se connecter
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

La CGT

Mots clés

Ailleurs sur le site...

Proposer un contenu

Offres en cours

Postuler à une offre Diffuser une offre

Réseaux sociaux