L’époque souffre des promesses non tenues. Faire le bilan des engagements, c’est donner du poids à la parole publique.
L’exercice participe de la réhabilitation du politique, à laquelle veut contribuer le CCFD-Terre Solidaire. Le sommet du G20 à Londres, le 2 avril 2009, devait traduire en actes les intentions affichées à New York le 15 novembre 2008, lors de la première réunion des 20 plus grandes économies du monde au niveau des chefs d’États. Il a fait de la fin des paradis fiscaux son cheval de bataille n° 1. L’instance, déjà en mal de légitimité car bâtie sur l’exclusion d’une majorité de pays, y joue sa crédibilité.
Pour le CCFD-Terre Solidaire, l’enjeu est de taille car les pays en développement sont les principales victimes des paradis fiscaux.
Les pays du Sud, durement touchés par une crise financière dont ils ne sont en rien responsables, auraient grandement besoin des fonds qui les fuient vers les paradis fiscaux. Chaque année, ce sont en effet entre 600 et 800 milliards d’euros qui échappent de façon illicite aux pays en développement – soit près de dix fois l’aide au développement octroyée par l’ensemble des pays riches. En cause : une économie criminelle qui mine la démocratie et le développement économique (la corruption pour 3 à 5 % des montants, le crime organisé pour 30 à 33 %), mais aussi la fraude

