La finance est l’un des secteurs dans lesquels le degré de mondialisation et de libéralisation des échanges est le plus abouti. L’accélération et l’accroissement des flux financiers transnationaux a atteint des niveaux exceptionnels, sans relation directe avec la progression des échanges commerciaux et a conduit à la déstabilisation de certains pays. Ces mouvements spéculatifs peu utiles socialement ont notamment entraîné l’effondrement de certaines économies en développement, provoquant ainsi une augmentation des inégalités à l’intérieur des pays et entre eux, fragilisant ainsi les populations les plus pauvres.
Nous pensons qu’il est temps de mettre en place un mécanisme de redistribution des richesses sous la forme d’une taxation internationale. Ceci permettrait concrètement et rapidement de corriger une partie des déséquilibres et drames humains engendrés par la mondialisation.
La FAO estime à plus d’un milliard le nombre d’êtres humains sous-alimentés. Le GIEC estime que d’ici à 2050 en Asie, plus d’un milliard de personnes seront affectées d’un manque de ressources en eau du fait des changements climatiques. Les besoins internationaux sont donc immenses. Le développement d’une fiscalité internationale, additionnelle à l’augmentation conséquente de l’aide publique au développement, associée à l’annulation de la dette, la lutte contre l’évasion fiscale ou encore à des modifications substantielles des règles du commerce mondial, pourrait contribuer efficacement à répondre à ces besoins. Ce changement d’échelle du financement du développement est impératif pour la réduction des inégalités et la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement.

