Première en France, le Professeur Molina ouvre une consultation PrEP à l’Hôpital Saint Louis

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> Première en France, le Professeur Molina ouvre une consultation PrEP à l’Hôpital Saint Louis

Publié le jeudi 12 novembre 2015

Le professeur Jean-Michel Molina, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint Louis à Paris, ouvre aujourd’hui 10 novembre en partenariat avec AIDES la première consultation en France proposant le traitement préventif (ou PrEP) pour des personnes très exposées au risque d’infection par le VIH.

L’ouverture de cette consultation est une étape décisive vers la fin d’une aberration en santé publique. Alors que toutes les données scientifiques démontrent la haute efficacité de la PrEP pour lutter contre la transmission du VIH, et qu’une demande de Recommandation temporaire d’utilisation (RTU) a été déposée par AIDES il y a plus de deux ans, plusieurs mois pourraient encore être nécessaires aux autorités de santé pour rendre effectif l’accès à ce nouvel outil. Or chaque mois, plus de 500 personnes en France découvrent leur séropositivité au VIH. Pour AIDES, cette situation n’a que trop duré.

Par anticipation, le Professeur Molina a donc décidé d’ouvrir cette consultation en partenariat avec AIDES. Nos militant-e-s proposeront à chaque bénéficiaire un accompagnement individualisé : soutien et information sur le traitement préventif et sur l’ensemble des outils de prévention, conseils sur l’évaluation des risques et la santé sexuelle en général, incitation au dépistage régulier du VIH et des IST, et lien avec l’offre de soins. "L’ouverture de cette consultation est une très bonne nouvelle", explique Aurélien Beaucamp, président de AIDES. "Elle permettra à la fois d’éviter des contaminations et de garantir un suivi médical indispensable à toutes les personnes qui utilisent déjà la PrEP en dehors de tout cadre de prescription. Nous espérons que de nombreuses initiatives similaires verront le jour, partout en France."

Néanmoins, sans modalités de prise en charge, le coût relativement élevé du traitement préventif reste aujourd’hui à la charge du bénéficiaire. "La PrEP doit impérativement être accessible à toutes les personnes qui en ont besoin", conclut Aurélien Beaucamp. "Toute sélection par le pouvoir d’achat serait inacceptable et réduirait l’impact de ce nouvel outil sur la dynamique de l’épidémie."

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