Quelles filières porteuses d’activités et d’emplois pour les entreprises d’insertion ?

Fédération des entreprises d’insertion (Ex Comité National des Entreprises d’Insertion CNEI)
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Publié le mardi 28 juin 2016

Après « IAE et handicap : cap ou pas cap ? » en février, « Entreprises d’insertion : où sont les femmes ? » en mars, la fédération consacre son 3 ème numéro des Cahiers de l’Observatoire, en juin, aux filières porteuses d’activités et d’emplois pour les entreprises d’insertion.

Ce cahier se base sur l’analyse des données des salariés nouvellement embauchés dans les entreprises d’insertion (Ei) et les entreprises de travail temporaire d’insertion (ETTi) en 2015, d’après la nomenclature des métiers correspondant aux codes ROME ; données transmises par la DARES, extraites de l’Agence de services et de paiement (ASP). Il s’appuie également sur le rapport de France Stratégie « Les métiers en 2022 » , paru en avril 2015, et sur les résultats du Baromètre 2016 des
entreprises d’insertion réalisé par la fédération auprès de ses entreprises membres du 16 mars au 4 avril 2016.

Parmi les résultats mis en lumière dans ce cahier :
- 1 salarié sur 2 en parcours d’insertion nouvellement embauché en Ei, travaille aujourd’hui dans les services à la personne et à la collectivité, essentiellement sur des métiers liés à la propreté et à l’environnement urbain (collecte, tri, recyclage des déchets) ou au nettoyage et à la propreté industriels.
- 1 intérimaire sur 2 en parcours d’insertion nouvellement embauché en ETTi travaille
aujourd’hui dans le BTP : 41% contre 19,3% dans l’intérim classique et ce malgré une
conjoncture dégardée dans ce secteur, mettant en exergue l’importance de la clause sociale d’insertion dans l’activité des ETTi.

Ces filières et métiers seront-ils toujours en croissance demain ? Oui, si on en croit Cécile Joly, spécialiste des projections d’emploi à moyen et long terme chez France Stratégie, qui nous livre son analyse dans ce cahier. De même, la transition énergétique et écologique, si elle repose sur de l’innovation, de la recherche et de l’ingéniérie, devrait être génératrice d’emplois peu qualifiés, car « la rénovation énergétique, la domotique, le recours aux énergies renouvelables impliquent, au-delà
de la fabrication des produits, des travaux de BTP, une pose, un entretien, générateurs de nombre d’emplois dans tous les domaines et de tous niveaux. » pour Corinne Lepage, présidente de Cap 21 - Le Rassemblement citoyen, associée à ce cahier.


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