Quelles opportunités d’emploi pour les Seniors qui veulent faire une 2ème partie de carrière dans le secteur de l’ESS ?

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Publié le lundi 14 avril 2014

Note de l'article

Le Secteur sait ce qu’est un « Senior » : 41% des salariés de l’ESS ont plus de 45 ans et 26,5 % ont plus de 50 ans. Donc moins de préjugés sur les seniors quand il faut les recruter. Les départs en retraite vont créer des opportunités d’emploi. Dans l’ESS, le jeunisme est moins développée qu’ailleurs sauf dans certains secteurs comme le Sport et l’Animation socio-culturelle, plutôt jeune par la nature même de leur activité.

Par contre, il y a moins d’opportunités d’emploi liées à des départ en milieu de carrière. Le Turn Over est généralement moins élevé que dans le secteur marchand : Plus d’attachement au Projet d’entreprise et à l’intérêt général de la mission, moins d’ambitions professionnelles au sens « carriériste » du terme, partage de valeurs avec les collègues de travail, attachement aux bénéficiaires et au Territoire ...

Les associations recrutent-t-elles ?

D’un côté, plus de 90 % des employeurs associatifs sont des TPE (Très Petites Entreprises) employant entre une et deux personnes, souvent à temps partiel. Elles embauchent peu.

De l’autre, moins d’une centaine de gros employeurs parmi lesquels la Croix Rouge, l’APF (Association des Paralysés de France), l’AFPA(Association nationale pour la formation des Adultes),… Elles recrutent régulièrement, de façon classique.

Entre les deux, des milliers de PME associatives qui ont besoin de compétences externes pour se développer et pour assurer la relève des salariés qui partent en retraite. C’est une chance pour les seniors du secteur marchand qui ont des compétences avérées et qui veulent faire une deuxième partie de carrière dans une PME du secteur associatif. L’Aide à Domicile est un domaine porteur puisque plus de 70% des salariés du secteur sont employés par une association, une mutuelle ou une Fondation. Idem pour 50% des salariés du secteur de l’hébergement social et médico-social (maisons de retraite et centres de convalescence).
Le secteur associatif s’est largement professionnalisé et recherche souvent des salariés venant « du privé » à condition qu’ils partagent les valeurs de l’association et qu’ils comprennent les spécificités de son fonctionnement. Ce brassage entre secteur Marchand & secteur Associatif aide les anciens à évoluer pour s’adapter aux changements imposés par l’environnement et des financeurs qui sont de plus en plus exigeants en termes de suivi et d’évaluation. Encore une chance pour les seniors compétents et prêts à jouer la carte du changement.

Mais attention : Vouloir travailler dans le secteur associatif pour donner du sens à votre vie professionnelle n’est pas une motivation suffisante pour être recruté(e). Les associations sont des recruteurs exigeants et pas faciles à satisfaire. Comme tout employeur, elles veulent le mouton à 5 pattes et un recrutement est pour elles particulièrement anxiogènes : peur de se tromper, manque d’expérience et d’outils de sélection, pression financière,… Pour être choisi : Rassurez le dirigeant qui recrute, d’abord sur vos compétences professionnelles mais surtout sur votre capacité d’adaptation à la culture de l’entreprise (Et le choc peut être grand !).
Une ou plusieurs expériences associatives comme bénévole sont souvent déterminantes. Cela diminue le risque de choc culturel et de rejet du nouveau venu par les autres salariés ; Ces derniers ont souvent peur d’être jugés, comparés, évalués par des personnes étrangères au Secteur. Il faut les apprivoiser pour se faire accepter.

Autre façon de rassurer un recruteur associatif : Avoir déjà fait une expérience professionnelle dans le Secteur ou proposer explicitement une mission temporaire. Toujours cette même nécessité de réduire le risque et de faciliter la séparation si la greffe ne prenait pas. Mettre fin à un contrat est toujours difficile. C’est particulièrement mal vécu dans un secteur où prime l’Humain.

Et les mutuelles ?

Mutuelles d’assurances (MACIF, MAIF, Groupama, …) mutuelles Santé et Action Sociale (une majorité regroupées au sein de la Mutualité Français), caisses de retraite et de prévoyance (Malakoff-Médéric, Réunica, AG2R, …), organismes financiers mutualistes (Caisse d’Epargne, Crédit Mutuel, Crédit coopératif,…) recrutent mais souvent avec les mêmes critères que dans le secteur « privé ». En effet, la majorité d’entre elles appartiennent au secteur marchand.
Ce qui ressort des accords « seniors » signés début 2010, c’est qu’elles s’occupent d’abord du sort de leurs propres seniors, comme toutes les grandes entreprises.

Même si elles ont souvent une politique sociale plus développée, leur métier est très technique et maintenant très informatisé. C’est probablement pourquoi leur culture d’entreprise est moins typée ESS que les entreprises du secteur associatif. Elles sont plus « comme les autres ».
Les seniors qu’elles recrutent sont généralement des experts dans leur domaine de compétence. Rarement des généralistes venant d’autres secteurs.

Et les Coopératives ?

L’entreprise coopérative produit les mêmes biens et les mêmes services qu’une entreprise classique mais son fonctionnement ressemble plus à celui d’une entreprise familiale dans laquelle la famille serait composée de l’ensemble des salariés. C’est une entreprises commerciale, souvent une TPE (moins de 5 salariés) ou une PME (jusqu’à plusieurs centaines de salariés) qui a les mêmes besoins de recrutement que les autres entreprises quand le marché est là.

Comme toutes les PME, elles recrutent des seniors quand elles n’ont pas pu ou su former leurs propres salariés pour évoluer vers de nouveaux postes. Mais c’est le critère de compétence qui prime.
Comme les mutuelles, elle sont moins typées ESS que les associations.

Et les Fondations ?

Elles sont de plus en plus nombreuses et sont souvent le bras armé d’une entreprise ou d’une personne pour mener des activités à vocation sociale ou culturelle. Leur fonctionnement se situe entre celui d’une association et celui d’un service rattaché au fondateur (quand celui-ci est une entreprise).

Elles recrutent des seniors mais la plupart d’entre elles donnent la priorité aux salariés de l’entreprise ayant un intérêt pour le projet de la Fondation. C’est le cas de nombreux seniors en 2ème partie voire en fin de de carrière. Elles ne recourent aux recrutements externes que lorsqu’elles ont besoin de compétences et d’expertise spécifiques. Ou elles font appel à des prestataires extérieurs…

Les grandes Fondation indépendantes comme Raoul Follereau, les Apprentis d’Auteuil,… fonctionnent comme de grandes associations. A approcher de la même façon !

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