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Rapport Cotis « Partage des richesses » : Justesse et limites de la statistique

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lundi 11 mai 2009 , par Gérard Mazuir (Force Ouvrière)

L’état des lieux dressé par la commission Cotis sur le partage de la valeur ajoutée, des profits et les écarts de rémunération, résume pour Force Ouvrière, qui a participé aux travaux, la mutation de l’économie française vers le capitalisme financier dont l’intensité de la crise actuelle est le point d’orgue.

Discuté au cours de trois réunions, le rapport qui en ressort a le mérite de rassembler dans un document unique, les éléments déterminant les rémunérations du travail et du capital.

Si, par mesure de précaution, il souligne la très grande diversité des situations d’entreprise, il confirme néanmoins deux idées largement soutenus par Force Ouvrière : – D’abord la hausse spectaculaire des dividendes, dont la part dans la valeur ajoutée a quasiment doublée depuis une dizaine d’années ; – Ensuite, la progression sensible des hauts salaires qui met en lumière le creusement d’un écart à cette échelle de rémunérations et la moindre restitution des gains de croissance pour les salariés composant la classe moyenne.

De même, Force Ouvrière relève que les travaux menés sur le revenu salarial, renvoie aux conséquences de la précarité, alimentée par des formes d’emplois à faible durée du travail, notamment le temps partiel subi source d’accroissement des inégalités salariales.

Par contre, elle a exprimé des points de désaccord. – Sur la présentation de la part « relativement stable » des salaires dans la valeur ajoutée. Elle considère que cette interprétation sous estime la réalité ; – Elle diverge sur le financement de la protection sociale, jugée comme un ralentissement de la dynamique salariale ; – Elle n’entend pas privilégier l’épargne salariale, facteur de développement des inégalités.

En perspective d’une suite à ce rapport, Force Ouvrière continuera à défendre le rétablissement de la part des salaires dans la valeur ajoutée, point clef d’une réforme structurelle destinée à obtenir une répartition différente des richesses, la déformation actuelle étant à l’origine de la crise.

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