Lors de la réunion de la Commission Nationale de la Négociation Collective du 23 juin 2008, le Ministre du travail a annoncé une revalorisation du SMIC en ne se référant qu’aux critères légaux :
l’indice des prix à la consommation, hors tabac des ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé : +3,2% sur un an, soit 8,71 euros brut de l’heure au 1er juillet 2008.
Le second critère (la moitié de l’évolution en pouvoir d’achat du salaire de base ouvrier - SHBO - ayant donné un résultat négatif : -0,05%), il a été décidé de ne pas en tenir compte !
Ces données inédites sur l’inflation sont pourtant, pour Force Ouvrière, flagrantes.
Le gouvernement se dit défenseur du pouvoir d’achat mais il se contredit en refusant le coup de pouce pour les salariés au SMIC, c’est-à-dire ceux en situation de précarité pour lesquels le seul maintien du pouvoir d’achat ne suffira pas.
En effet, l’absence de coup de pouce l’année dernière et cette année, le refus d’augmentation du SMIC dès le 1er janvier 2008 comme nous l’avions demandé et l’accroissement du coût de la vie imposent aux travailleurs de se serrer la ceinture.
Ainsi les revendications de Force Ouvrière réitérées lors de la CNNC demeurent :
une revalorisation du SMIC au 1er janvier ;
une clause automatique de rendez-vous dans les branches après toute augmentation du SMIC afin de permettre de
négocier l’évolution des grilles de salaires dans les branches ;
la conditionnalité des exonérations de cotisations sociales dites patronales à l’existence d’accords de salaires.
Par ailleurs, notre organisation s’oppose à l’annualisation du SMIC et à sa fixation par une commission dite indépendante.
Force Ouvrière restera attentive au contenu du projet de loi dit « en faveur des revenus du travail », la participation et l’intéressement ne devant absolument pas se substituer aux salaires.
