Signal d’alarme des associations qui n’ont plus de budget pour héberger des familles sans abri

Fédération des Acteurs de la Solidarité (Ex FNARS)
> Signal d’alarme des associations qui n’ont plus de budget pour héberger des familles sans abri

Publié le mercredi 4 septembre 2013

L’accueil des sans-abri a atteint cet été un record avec 76% des demandes
d’hébergement au 115 qui n’ont pas trouvé de réponse en juillet, sur les 37
départements dont les données sont observées par le baromètre 115 de la FNARS,
cela du fait notamment de la poursuite de la gestion saisonnière de l’exclusion.

La rentrée marque une nouvelle étape dans la crise que traversent les associations
de veille sociale : elles n’auront bientôt plus les moyens d’héberger les personnes
sans abri faute de budget stable et adapté à l’augmentation des besoins sur les
territoires. Les services de veille sociale ont épuisé leur budget annuel depuis cet été
pour la plupart.

L’exemple dramatique de l’un des adhérents de la FNARS, l’association l’ANEF 63 à
Clermont-Ferrand, obligée de remettre à la rue plus de 300 personnes, dont des
enfants, pourrait n’être que le premier d’une longue liste cet automne si l’Etat ne
réagit pas en allouant des rallonges suffisantes aux associations gestionnaires de
115 et de SIAO qui ne peuvent plus financer les frais d’hébergement hôtelier pour les
familles à la rue.

La FNARS, qui fédère 870 associations d’accueil et de réinsertion sociale, ne peut
accepter que l’un de ses adhérents soit dans l’obligation arrêter la gestion du 115 et
des hébergements sous peine de faillite, comme cela a été le cas pour l’ANEF 63
lundi. La fédération rappelle que ses associations adhérentes sont le dernier filet de
sécurité pour de très nombreuses personnes dans notre pays et alerte les pouvoirs
publics sur une crise sanitaire de grande ampleur si ce maillon social venait à lâcher.

Compte tenu de la situation très dégradée de l’hébergement et de l’accès au
logement des plus démunis sur les territoires, la FNARS demande que des moyens
d’urgence soient débloqués et les retards de versement comblés pour faire face à la
situation critique actuelle. Elle souhaite en outre que le projet de loi Duflot 2 intègre
ces urgences sociales et a proposé au gouvernement et députés des amendements
dans ce sens. Le vote du projet de loi de finances 2014 constitue également un
enjeu important pour les mois à venir.

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