La CFE-CGC revendique et assume le fait d’avoir proposé, depuis plus de douze ans déjà, la mise en place d’une TVA sociale pour faire face aux besoins croissants de financement de la protection sociale.
Bien seuls à prôner une baisse des charges sociales et un transfert des prélèvements d’une "base salaires" vers l’assiette, beaucoup plus large et beaucoup plus stable, de la consommation, nous avions été snobés par nombre de gouvernants et d’acteurs politiques ! Mais il ne suffit pas de dire "TVA sociale" pour avoir le soutien de la CFE-CGC ! Encore faut-il que ce soit une TVA affectée, c’est-à-dire une "cotisation sociale sur la consommation", car une cotisation est forcément attribuée à un objet précis.
Viser notre protection sociale est le seul moyen de pérenniser notre modèle social et la protection des Français ! La CFE-CGC exige que la baisse des charges sociales s’accompagne obligatoirement d’une baisse des prix de vente hors taxes des biens et services.
Les employeurs arguent de la baisse des cotisations comme facteur de compétitivité, comme si le coût du travail en France était exagérément plus élevé que celui de nos voisins, ce qui est faux ! Nous sommes dans la moyenne européenne avec, de surcroît, une bonne productivité.
Donc la baisse de charges n’est pas un prétexte à augmentation de marges, mais à augmentation de ressources pour notre assurance maladie, nos retraites, le soutien aux familles.
C’est en ce sens que la CFE-CGC soutient la mise en place d’une TVA sociale favorable à l’intérêt général, de nature à maintenir le pouvoir d’achat, la consommation, la croissance et l’emploi.
La CFE-CGC signera si et seulement si le projet proposé par le gouvernement est une TVA vraiment SOCIALE et pas une TVA-MEDEF !
Danièle Karniewicz
