Travailler en SCOP, qu’est-ce que ça change pour le salarié ?

Confédération Générale des SCOP
> Travailler en SCOP, qu’est-ce que ça change pour le salarié ?

Publié le jeudi 26 mai 2016

Comme toute entreprise, la société coopérative ouvrière et participative (SCOP) doit être rentable pour se développer et pérenniser ses projets. Elle se différencie sur le partage équitable du pouvoir, des risques, de l’information et des profits.

Travailler dans une telle société permet d’être associé à un projet commun, mais qu’est-ce que ça change concrètement pour le salarié ?

Pourquoi monter une SCOP ?

Goodyear, Fralib, SeaFrance, Lejaby… ces entreprises en difficulté ont fait connaître l’existence des SCOP au grand public. Pourtant, seule une petite part – 11 % des 2 680 SCOP – ont été créées pour reprendre un établissement en faillite. En 2014, 65 % d’entre elles ont été créées ex nihilo.

Dans d’autres cas, le dirigeant d’une entreprise traditionnelle peut souhaiter partir à la retraite, et décider de transmettre son entreprise saine à ses salariés par le biais d’une SCOP.


Voir en ligne : Le Monde du 06/05/16 par Solène Lhénoret

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  • Travailler en SCOP ne change pas grand chose dans le quotidien, du moins pour celles qui n’ont pas opté pour un management autogestionnaire. La différence se joue sur la possibilité (voire l’obligation dans certaines formules de statuts) que les salariés ont de s’associer dans une démarche volontaire et de devenir co-responsable des décisions majeures prises en Assemblée Générale ou en Conseil d’Administration avec un pouvoir de vote démocratique de type : "1 associé = 1 voix".
    Mais il est possible d’être simplement salarié dans bcp de SCOP (le tx de sociétariat global actuel se situe à 52%, soit 48% des salariés qui ne sont pas associés), ce qui s’appelait jadis un "auxiliaire".
    Maintenant, tout dépend comment la démarche collective a été préparée, réfléchie, encadrée pour que le collectif se dote de méthode de gestion des prises de décision et de gouvernance partagée.
    La responsabilité de l’entreprise est mieux ressentie par les salariés-associés des coopératives qui ont une vue directe sur les données financières de l’entreprise. Autre particularité - pas assez valorisée - : dans les coopératives, la vie sociale existe réellement entre les salariés-associés : les AG ont réellement lieu, en présence d’associés (parfois en nombre décroissant avec le temps...) avec la possibilité de s’expliquer, de confronter des points de vues, des projets, etc... au risque de créer des mésententes dont il faudra tenter de tirer profit. Dans bcp de PME traditionnelles, le PV d’AG attend sur le bureau de l’Expert comptable que les associés défilent le signer...
    La seule forme dans laquelle il suffit d’être salarié pour accéder à une participation démocratique - partielle - au fonctionnement de l’entreprise, c’est la SAPO - Sté Anonyme à Participation Ouvrière, articles L225-258 à L225-270 du Code de Commerce. Mais ce thème mérite un sujet à lui tout seul.

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