Un PLFSS 2015 douloureux mais préservant l’équilibre général de notre pacte social

Union Nationale des Syndicats Autonomes
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Publié le mercredi 1er octobre 2014

L’état du déficit prévisionnel 2014 de la Sécurité Sociale révèle, en l’absence de croissance de notre économie, un tassement de sa diminution (-700 millions d’euros en un an contre -3 milliards d’euros l’an dernier). Dans cette situation, l’UNSA estime que le retour à un équilibre des comptes de la protection sociale nécessite une politique de croissance initiée à l’échelon européen, alliée à une amélioration de l’efficience de notre système de protection sociale.

Dans l’immédiat, le gouvernement annonce des mesures de rigueur destinées à contenir les déficits. L’UNSA note que celles-ci, pour certaines difficiles, ne remettent néanmoins pas en cause l’équilibre général de notre pacte social. Dans cette optique, l’UNSA souhaite que la mise en œuvre du plan « pauvreté » soit bien confirmée.

Pour l’assurance maladie, les mesures annoncées ne portent pas atteinte au niveau de prise en charge des soins. Elles agissent avec raison sur l’organisation de notre système, en favorisant la coordination des soins et en accélérant le développement de la chirurgie ambulatoire.

C’est dans le domaine des allocations familiales que les mesures annoncées sont les plus douloureuses. Dans ce contexte de déficit budgétaire important, l’UNSA souhaite que les plus fragiles soient épargnés et ne voient pas leurs allocations amputées.

L’UNSA a toujours été soucieuse d’éviter les conséquences sur l’emploi des femmes d’une longue mise à l’écart du marché du travail, tout comme elle a toujours soutenu le principe d’une éducation des enfants mieux partagée dans le couple. Si elle comprend donc le changement annoncé de la durée du congé parental, elle demande, pour rendre ce droit effectif, la réévaluation du montant de la prestation partagée d’éducation et la création de places supplémentaires d’accueil des enfants. Elle souligne également la nécessité de mesures d’accompagnement dans la reprise d’emploi suite à un congé parental.

Pour l’UNSA, le report de 14 à 16 ans de la majoration des allocations familiales ne prend pas en compte la réalité des familles. Les plus modestes d’entre elles seraient touchées de plein fouet par cette mesure, ce qui n’est pas admissible.

Concernant la prime naissance, l’UNSA estimait prioritaire son maintien à une hauteur conséquente pour le premier enfant. C’est autour d’elle en effet que se noue le premier contact des familles avec les CAF, lesquelles peuvent ainsi leur proposer des services en fonction de leurs difficultés.

Sur la branche retraite, l’UNSA attend du gouvernement qu’il garantisse le pouvoir d’achat des petites retraites et pas seulement du minimum vieillesse. L’octroi d’une prime n’est pas une réponse satisfaisante dans la durée.

L’UNSA rappelle, par ailleurs, sa demande de voir publier rapidement l’ensemble des décrets d’application de la loi du 20 janvier 2014 portant réforme des retraites.

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Patricia Rejnero (UNSA)

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