Les coopératives d’activités et d’emploi offriraient-elles une alternative au statut d’intermittent du spectacle ?
Souvent, dans les métiers de la création, il faut compléter ses revenus par des activités autres : ainsi Stéphane Le Garrec, 35 ans, est à la fois maquettiste, graphiste et photographe. Christophe Boyer, 40 ans, chanteur, art-thérapeute, fait du développement personnel par le chant auprès des particuliers et des entreprises, mais il est aussi web-designer. Odile Nayrolles, 40 ans, maquilleuse, complète les revenus de ce job qu’elle adore par des traductions. Cathy Bion, plasticienne, met du beurre dans les épinards en étant attachée de presse.
Tous expliquent les mille difficultés administratives rencontrées pour se faire payer quand on exerce des activités qui relèvent de statuts différents. Les uns et les autres ont rejoint la toute récente Clara, Coopérative de Liaison des Activités et des Ressources artistiques, spécialement destinée aux artistes parisiens ou professionnels de la culture souhaitant créer leur emploi. On y trouve aussi une créatrice de bijoux-photographe, une céramiste-formatrice, un musicien-magicien, un musicien-comptable.
