Pour la première fois, je suis allé m’inscrire au Salon de l’entrepreneur, qui a lieu tous les ans. Salle (grand amphithéatre du Palais des Congrès, plusieurs milliers de places) comble, pour la plénière, qui comptait notamment l’intervention de Maria Nowak, fondatrice de l’ADIE (association pour le droit à l’initiative économique) et Mohamed Yunus, fondateur de la Grameen Bank, qu’on ne présente plus...Ah oui, aussi M. Novelli, qui a promis qu’on rattrapperait le retard vis à vis de l’Italie (en matière de création de PME), et que le problème de la responsabilité des petits ("auto") entrepreneurs sur leurs biens propres, serait incessamment résolu....En revanche, personne n’a soulevé le fait que une bonne partie des auto-entrepreneurs dans la salle semblaient être des quadra-quinquagénaires licencié(e)s ou démissionné(e)s.
Mme. Nowak, selon ses dires, fait du droit - et du soutien - à l’entreprise, depuis vingt ans déjà. M. Yunus confirme qu’elle a appliqué ses idées il y a longtemps déjà, dans différents pays, comme l’Albanie par exemple, avant de développer l’ADIE en France.
M. Yunus avait développé son modèle de microcrédit aux Etats-Unis, nous a-t-il appris, suite à une rencontre avec le gouverneur de l’Arkansas, Bill Clinton (avant qu’il devienne président des Etats-Unis en 1993) et son épouse Hillary, mais l’initiative ne fut pas poursuivie par les successeurs du président Clinton.
Ah le Bangladesh ! Son esprit d’entreprise, son cadre juridique, politique et social... M. Yunus aime visiblement son peuple, et au delà, les gens en général. Celui-là, de peuple, il en a bien besoin, de l’attention ! Pis, il dit, que pour soutenir l’entreprise il faut plus que du capital matériel, financier, il faut du capital humain, social...il ne dit pas qu’il faut de l’amour, mais on sent bien que il le pense ! Il faut du "selflessness", dit-il, de l’abnégation, du dévouement aux autres....Apparemment il en voit peu chez nous.
Ce qu’il voit chez nous, il le dit dans le petit clip enregistré ci-dessous : nous, nous avons confié nos maigres épargnes (tout est relatif, vu du Bangladesh, sans doute !), à des "grands", des établissement financiers "réputés", qui sont partis avec l’oseille, qui n’en ont pas pris soin, alors que lui, il prête à des mères célibataires sans ressource ou à des mendiants, qui remboursent rubis sur l’onge. Qu’il dit : "il y a un problème conceptuel avec votre système", ou encore : "c’est le moment (la crise) de le repenser" !
Voir en ligne désormais (fin février), l’intervention de M. Yunus : lien
