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2012 un défi culturel avec l’ESS.

22, Citoyens, reli(s)ons la CIDE !.

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lundi 10 octobre 2011

Le blog un média-objet culturel (in)classable ?

"Celui qui ne sait pas où il va fait plus de chemin que les autres." Quand las de recevoir cet objet culturel non identifié (OCNI) des amis me suggère un long exile pour ne plus nuire au bel ordonnancement du monde et des constructions de savoirs, vient un jour où une clé sur la porte évite le bannissement. Ce 6 octobre à Lyon aux Archives municipales de Lyon, rencontre et exposé par Philippe Lejeune auteur du " Pacte autobiographique" http://www.autopacte.org/pacte_auto.... Les blogs n’échappant pas à son expertise, il définit leurs singularités pour certains, et j’en prend plein ma musette ; un mixte de l’autobiographie, du journal et de la correspondance. Genre émergeant et inclassable dans l’ordre académique de l’écrit. Autant dire que pour un claudiquant du corps et de l’esprit, cette bouffée de lumière conduit à reconsidérer mon écriture de ce blog. Non pas pour seulement la revendiquer comme telle, mais pour trouver avec mes lecteurs les clés d’une réciprocité et d’une dynamique de solidarité dont la forme même faisait écran. Levée peut-être d’un malentendu avec moi-même et d’un doute quant à la place de la forme et du fond. J’ai eu recours déjà à Victor Hugo avec " La forme c’est le fond qui monte à la surface" et plus sereinement mon grand désordre intérieur ne me parait plus exceptionnel comme minuscule fragment du miroir brisé d’un chaos qui est universel.

L’ESS remédiatrice Acte 2 :

Guillaume Chocteau en m’invitant sur le site de Ressources Solidaires pour avoir remarqué mon agitation avec et autour des Droits ACTIFS de l’enfant et des jeunes, autant que moi m’y aventurant comme "bricoleur" déclaré, répondait sans doute à une intime conviction. L’intime conviction que l’héritage culturel de l’ESS et ses " bonnes pratiques" gagneraient peut-être à franchir les murs et les plafonds de verre, de la famille , de l’école et de la cité. Percolation sans violence en des moments et lieux où l’évidence de l’économie plurielle contribue à la qualité de vie, ici comme ailleurs, même sous des formes, tribales, communautaires, d’écoles sans mur avec ou sans les TC/TICE, à la ville comme à la campagne dans des États-Nations constitués ou pas. Identifié comme adhérent de l’association Défense Enfants International France (www.dei-france.org) et correspondant- délégué de cette association, pour le 22 éme anniversaire de la signature par la France de la Convention Internationale des Droits de l’enfant et la journée d’études annuelle de DEI-France ( 19 novembre 2011) voici ce que j’écris et que soumet à votre expertise citoyenne. Vous constaterez peut-être avec étonnement comme moi que l’ESS est peu évoquée dans les prémices des présidentielles de 2012 et encore moins les Droits ACTIFS de l’enfant ( jusqu’à 18 ans). Pour l’ESS qui se demande s’il n’est pas opportun de préparer la relève des actifs en son sein, les plus clairvoyants trouveront peut-être l’analyse suivante pertinente. réponse à l’appel à contribution pour la Journée annuelle d’études de DEI-France (www.dei-france.org )

L’enfance, sa socialisation et les trois forces (faibles) disjointes, de la famille, de l’école et de la cité.

Pour répondre aux exigences de la thématique "Quelle politique POUR et avec l’enfance, au regard des exigences de la Convention relative aux Droits de l’Enfant,dans les trois lieux et moments de la socialisation de l’enfant : la famille, l’école et la cité ? " , il conviendrait de prendre si possible la mesure pour et avec l’enfance, combien ces trois lieux et moments de la socialisation de l’enfant ( jusqu’à 18 ans) sont distincts mais non séparables ( G. Deleuze) . Distincts pour des politiques publiques disjointes et réductionnistes pour suivant le constat de Michel Foucault « Surveiller et punir ». Surveiller et punir l’enfance, surveiller et punir la famille, surveiller et punir l’école, surveiller et punir la cité. Ce qui relève d’une posture comptable et théologique de la puissance publique insoutenable, digne du Haut Moyen- Âge. La dette inextinguible d’être coupable.

Pour étayer cette approche, il convient de citer Philippe Meirieu , écrivain, pédagogue et essayiste, en débat avec l’historien Marcel Gauchet au Théâtre des idées en Avignon cet été 2011 pour « Peut-on réinventer l’école ? ».Je viens de préciser la difficulté d’une réparation d’un « accessoire » qui ferait société sans s’assurer d’un diagnostic plus complet des autres « accessoires » qui font société. L’enfant devenu un « objet » observé, évalué, sanctionné (puni, parfois gratifié) et moments et lieux que sont la famille, l’école, la cité.Philippe Meirieu qui ouvertement ne plaide pas pour une école qui formerait des révolutionnaires, pose la question de l’imputation par l’enfant à lui-même ses actes en évitant le recours à la victimisation pour une part et parfois abusive que l’enseignant rencontre dans sa classe dans le face à face avec ses élèves. Si la forme même de l’exercice du pouvoir, de l’autorité et de la compétence du « maître » dans sa classe n’est pas mon propos ici, reste la question de la réciprocité à un moment ou à d’autres dans le partage d’expériences de la vie, dans la famille, à l’école ou dans la cité. L’enfant - avec tous les regrets des emprises perdues pour des adultes parfois obsédés par le « surveiller et punir » - l’enfant lui seul vit la continuité - discontinuité des lieux et moments de sa socialisation transverse.

Le commun de l’expérience singulière, individuelle et collective de tous les enfants (jusqu’à 18 ans), mêle le social et l’intime, il incombe donc aux adultes de connaître, de comprendre et de permettre l’exercice des droits ACTIFS de l’enfant de la Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989, qui aura donc 22 ans ce 20 novembre. 22 ans demain.

Autant l’ensemble des acteurs et responsables attentifs à une politique pour et avec l’enfance au regard des exigences de la Convention relative aux Droits de l’Enfant, réfléchissent et sont prolixes, autant l’absence de droit de cité navre l’enfance en le privant des moyens d’une réciprocité dans le partage d’expérience sociale. Pour permettre l’imputation par l’enfant à lui-même ses choix et ses actes dans un chaîne causale qui a sa part d’incertitude, cette imputation documentée par l’enfant doit échapper à la violence / sanction de la notation et de l’évaluation des résultats en son absence. En clair ce n’est ni la famille, ni l’école, ni la cité qui documente ces acquis de l’expérience, mais l’enfant lui-même. Beau principe qui emprunte à l’éducation à la liberté et aux pédagogies actives et coopératives, expérience de l’autonomie responsable, qui chercherait sa faisabilité et les outils qui conviendraient à ce pari sur la réciprocité pour vivre la solidarité en les documentant. Les mobilités :
-  la mobilité géographique entre la famille, l’école et la cité
-  la mobilité sociale avec le grandir en âge et en compréhension du monde
-  la mobilité symbolique avec les postures affectées par les engagements et les pratiques sociale (être délégué de classe, secouriste, pratiquer les arts urbains, avoir de la famille ou des correspondants sur un autre continent, pouvoir par cela être reconnu en humanité). Les mobilités et les savoirs ainsi engendrés, trouvent un banal objet nomade d’auto documentation en une clé USB nommée « L’ESS K(s) » ( l’esquisse) proposée en tous lieux à l’expérimentation par L’OUvroir de CItoyennetés POtentionnelles ( L’OUCIPO – facilitateur de réciprocité). Clé USB préfacée par Claire Héber-Suffrin pour les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs qui fête ce 19 novembre 2011 les 40 ans de leur création à Orly. Ce 30 octobre 2011 à la Cité des Sciences et de l’Industrie à La Villette (Universcience) fut présenté l’ouvrage collectif franco- québécois « Parier sur la réciprocité. Vivre la solidarité ». Publié par Chronique Sociale / Comprendre la société. L’OUCIPO adhère au FORESCO ( Formations Réciproques Échanges de savoirs Créations collectives) le nom du collectif international actuel issu des Réseaux d’échanges réciproques de savoirs).

Au cœur de cette réflexion, les Droits ACTIFS de l’enfant et sa place en France, dans une démocratie qui se déclare moderne. Peut-on réinventer la famille, l’école et la cité ? Disjoindre un des espaces-temps des autres n’a pas beaucoup de sens, sauf d’être une nouvelle tentative de performance folle de la division technique du travail (travail de chacun et de tous, travail sur soi) pour les jeunesses présentes et passées qui font récits d’humanité.

L’imputation, mettre au crédit de l’enfant ce qui est sa part de vécu dont il est assurément acteur privilégié et comptable pour lui-même. Privilège qui devient bien commun par la réciprocité sans la hâte du jugement (dernier).

« Ne juger pas un homme (l’enfant de l’homme) sans avoir marcher deux lunes dans ses mocassins ».

L’ESS et son relatif " Droit de cité" dans les expertises sectorielles et spécialisées.

Pour ne pas troubler plus mes lecteurs de l’article qui précéde, compétents et parfois experts engagés courageusement dans la promotion, la mise en œuvre de la Convention Internationale des Droits de l’enfant et dans son évaluation, je n’ai pas chargé la barque avec un topo sur l’utilité sociale de l’ESS ( contrainte de 4500 signes). Ce qui ne change en rien l’évidence du rôle de l’ESS dans le quotidien, dans la famille, dans l’école et dans la cité, pour les enfants et les autres. L’économie orthodoxe ne (re)connaît que l’inventeur devenu dirigeant et prospère pour son génie et sa "gouvernance". La chaine de production comme la condition ouvrière et le salariat, hors-champ ! Et ma pomme, les ingénieurs et les besogneux qui conçoivent, qui finalisent, mettent le produit ou le service sur le marché, le font vivre, le répare,le recycle, supplétifs, kleenex !

" L’ESS remédiatrice Acte 3" :

Le comment et le pourquoi des effets-mères et gains collatéraux du Mois de l’ESS de novembre prochain. Un Mois de l’ESS qui ne laisserait pas dans les choux (ou les roses) les Droits ACTIFS des enfants et des jeunes, les savoirs des A.J. ( anciens jeunes pas tous shootés au CAC 40) et la coopération intergénérationnelle documentée. L’OUCIPO et la clé USB d’auto documentation "L’ESS K(s)" ( l’esquisse, sans autres prétentions) pouvant contribuer avec les nombreuses et géniales initiatives de coopération, de réciprocité et de solidarité, à un dégrippage de la machine sociale locale et planétaire.

2012, un défi culturel autant qu’un défi économique et financier, reconsidérons la richesse - ce nous partageons des savoirs - en pariant sur la réciprocité pour vivre la solidarité.

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P.-S.

Défense-illustration, suite de la présentation de " Parier sur la réciprocité. Vivre la solidarité" Chronique Social / Comprendre la société. 30 septembre Universcience Cité des sciences et de l’industrie La Villette. FORESCO ( Formations réciproques, Échanges de savoirs, Créations collectives).

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